Qu’est-ce que je peux faire comme parents dès la petite enfance pour aider mes enfants à ne pas adopter de comportements intimidateurs?

  1. Parlez du sujet ouvertement dès qu’ils sont petits avec des mots propres à leur âge. Il ne faut pas que le sujet soit tabou. Dites-lui qu’il est important d’en parler s’il y a quelque chose qui les tracassent.
  2. Que votre enfant soit victime ou intimidateur, il faut choisir un moment propice à la discussion. Ensuite, soyez à l’écoute en posant quelques questions afin de mieux comprendre. L’intimidateur agit de cette façon pour une raison et il faut la découvrir pour intervenir efficacement. Ensuite, il faut s’assurer que celui-ci comprenne bien par notre discours direct que le ou les gestes sont inacceptables.
  3. Dans notre cercle familial, c’est là que le début de l’apprentissage des saines relations interpersonnelles commencent.
  4. intervenons dès qu’un comportement est inacceptable à l’intérieur de la fratrie :

    Un frère dit à son autre frère que son dessin est laid.

    Une sœur prend délibérément le jouet de sa sœur pour la déranger.

    Un frère rejette sa sœur de son jeu en ne lui disant pas de la bonne façon.

    Un frère pousse sa sœur alors qu’elle s’apprête à gagner la course.

    Ces gestes font partis des comportements inacceptables qui doivent être nommés avec fermeté afin que le plus tôt possible, l’enfant comprenne le sens de ses gestes et l’impact sur autrui. Ce n’est pas plus acceptable parce que c’est notre frère ou notre sœur!

    Viser l’acquisition de bonnes habiletés sociales en donnant le modèle souhaité, à commencer par le notre comme parents. Parfois, devant les enfants, nous avons des discussions entre adultes qui donnent le mauvais exemple à ceux-ci.

  5. Montrer à l’enfant ce que l’on attend d’eux et ne pas prendre pour acquis qu’ils sont au courant du comment et du pourquoi. Trop souvent, j’entends dans ma pratique : sois gentil, calmes-toi, dis-le avec des mots, fais un message en Je, alors que l’enfant ne sait pas toujours ce que l’adulte attend de lui. On doit nommer clairement dans des mots justes, ce que l’on souhaite : ce n’est pas acceptable de frapper un ami, il faut être doux (poser le geste). Tu ne veux plus jouer avec l’ami parce qu’il détruit ta construction? Alors dit-lui : je veux jouer tout seul parce que je n’aime pas ça que tu détruises ma construction et je t’ai demandé d’arrêter.
  6. Exiger des enfants qu’ils réparent leur geste, prendre le temps de trouver une réparation en lien avec le geste et ce, tout de suite après que l’évènement soit survenu.
  7. Apprendre à l’enfant à s’affirmer par sa posture et le ton de sa voix. Même en cas de faiblesse, il faut garder la tête haute et parler d’un ton ferme et sûr de soi pour déstabiliser l’autre.
  8. Dès que vous observé des signes qui vous inquiètent chez votre enfant (manque d’appétit, humeur changeante, refuse d’aller à la garderie ou l’école, émotif, parle peu, agressivité, difficulté avec le sommeil, difficulté à parler de sa journée), n’hésitez pas à demander un support pour vous et votre enfant le plus rapidement possible.

Prenons au sérieux ce genre de comportement, et n’hésitez pas si vous avec besoin de soutien à ce niveau, nous pouvons vous aider

Christel Leblanc, éducatrice spécialisée

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