Trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H)

L’élève / l’enfant / l’adolescent présentant les symptômes du trouble déficitaire de l’attention et de la concentration avec ou sans hyperactivité, le TDAH est dépisté dans les premières années de fréquentation scolaire.

Le TDAH touche entre 3 et 10% de la clientèle scolaire et atteint 3 fois plus de garçons que de filles.

Le TDAH est de nature neurologique. Trois composantes constituent ce syndrome : l’inattention, l’hyperactivité, l’impulsivité avec une intensité variable d’une personne à l’autre.

 

CRITÈRE INATTENTION
  • L’élève ou l’enfant omet des détails pertinents à sa réussite éducative et il commet des erreurs grossières dans ses travaux à l’école ou autres activités quotidiennes qui demandent un effort soutenu.
  • L’élève ou l’enfant éprouve de la difficulté à maintenir son attention sur un travail ou sur un jeu.
  • L’élève ou l’enfant n’écoute pas ce qu’on lui dit. Son attention est détournée par d’autres stimulus.
  • L’élève ou l’enfant ne suit pas les instructions ou les consignes reçues et n’exécute pas les travaux demandés requis à ses apprentissages.
  • L’élève ou l’enfant présente des difficultés à organiser son travail et ses activités. L’élève ou l’enfant exprime ses réticences ou a de la difficulté à s’engager dans des tâches ou des travaux qui exigent un niveau soutenu d’efforts intellectuels.
  • L’élève ou l’enfant perd souvent des objets nécessaires à ses apprentissages en classe.
  • L’élève ou l’enfant est facilement distrait par un stimulus extérieur.
  • L’élève ou l’enfant oublie son matériel scolaire utile à son apprentissage à l’école.

 

CRITÈRES HYPERACTIVITÉ ET IMPULSIVITÉ

Pour que l’élève ou l’enfant puisse satisfaire les critères, au moins 5 des symptômes suivants d’hyperactivité – impulsivité ont été constatés pendant une période d’au moins 6 mois à un degré significativement non adapté et inconsistant au plan de développement normal de l’enfant:

HYPERACTIVITÉ
  • L’élève ou l’enfant bouge, se tortille et est agité.
  • L’élève ou l’enfant est souvent debout en classe.
  • L’élève ou l’enfant court ou grimpe dans des situations inappropriées.
  • L’élève ou l’enfant a de la difficulté à jouer de façon appropriée. Il crie, il court sans arrêt.
  • L’élève ou l’enfant est toujours en mouvement continuel.

 

IMPULSIVITÉ
  • L’élève ou l’enfant parle souvent.
  • L’élève ou l’enfant se précipite souvent pour répondre aux questions avant qu’on ait fini de les poser.
  • L’élève ou l’enfant a de la difficulté à attendre son tour dans les jeux ou dans des situations de groupe.
  • L’élève ou l’enfant interrompt et dérange souvent les autres élèves à proximité de lui en classe.
  • L’élève ou l’enfant se lance fréquemment dans des activités physiques dangereuses sans tenir compte des conséquences possibles.

Les causes spécifiques du TDAH sont encore méconnues. Par contre, les recherches nous démontrent que l’hérédité, le fonctionnement anormal des neurotransmetteurs ou l’environnement (facteurs externes durant la grossesse) peuvent être en cause.

 

Ma vision des choses…

 

Les enfants TDA/H sont des enfants intelligents, ayant de grandes forces. Avec un accompagnement spécialisé, des outils stratégiques et un suivi hebdomadaire, l’enfant peut arriver à contrer certains des symptômes et très bien réussir dans la vie. Un conseil, ne pas avoir des attentes trop élevées. La médication? Je ne suis pas pour ou contre, tout dépend de l’individu. Le plus important à travers les différentes démarches est d’outiller l’enfant peu importe le choix que nous allons faire au niveau de la médication, parce qu’il faut aussi penser au long terme.

 

 

D’ailleurs, il a été démontré qu’un traitement efficace, est un traitement multimodal, c’est-à-dire, qu’il faut intervenir au niveau de plusieurs dimensions dans la vie de l’enfant (éducation, habiletés et comportements, traitement cliniques, accommodements et suivi médical). Ceci étant dit, la médication à elle seule, ne peut atténuer tous les symptômes. Il faut avec ou sans médication, parce que les deux sont possibles, soutenir l’enfant en établissant un plan d’action. Ensuite, on planifie des rencontres individuelles afin de développement ses fonctions exécutives (mémoire, organisation, planification, inhibition, etc…). Et oui, nous pouvons par le biais de différents moyens et pour la maison, l’école et l’enfant, améliorer la situation. Il faut d’ailleurs, le plus rapidement possible, intervenir à ce niveau. N’attendez pas d’être épuisé.

 

Christel Leblanc, service en éducation spécialisée

 

Sources :

Barkley R.A. (1997) “Behavioral inhibition, sustained attention and executive functions: constructing a unifying theory of ADHD” Psychological Bulletin, 121, 65-94.

TDAH.ca