Après l’annonce de la fermeture des écoles et de la plupart des services de garde ainsi que plusieurs messages sur les réseaux sociaux concernant l’anxiété de leurs enfants, je souhaite partager 5 interventions efficaces.

Que vous ayez un enfant anxieux ou non, les conseils qui suivront seront très efficaces dans les deux cas. Ce genre de situation peut susciter de l’inquiétude chez nos enfants pour plusieurs raisons, mais certaines interventions peuvent aider à diminuer cette anxiété plutôt que l’envenimer.

5 interventions

  1. D’abord le plus difficile est de nous-même comme parent travailler sur nos angoisses face à la situation. Je ne le répéterai jamais assez, les enfants boivent nos émotions. Alors si vous êtes sensibles, il faut trouver un moyen pour ventiler et éviter que vos enfants ne se rendent compte de votre inquiétude. Ce n’est pas une chose facile lorsque la population est en mode panique, mais respirez et tentez de revenir au moment présent (votre famille va bien, vous êtes avec eux, vous ne présentez pas de symtômes, etc…) et non en mode anticipation et pensée disproportionnée.
  2. Ensuite, il faut FILTRER l’information. Filtrer l’information veut dire que nos enfants doivent recevoir le minimum d’information au sujet du coronavirus. Ce qui veut dire qu’il ne serait pas utile qu’ils sachent le nombre de morts jusqu’à maintenant ou les possibles dangers dans tous ces détails. Aussi, il n’est pas recommandé de parler de celui-ci si l’enfant ne pose pas de question sur le sujet. Il n’est pas non plus nécessaire de regarder le TVA nouvelles ouvert…vous regarderez plus tard ou pendant que vous êtes à la salle de bain :). Filtrer l’information signifie de partir des questions de nos enfants pour les rassurer en ne nommant que ce qui est nécessaire de connaître à leur âge. Donc, leur mentionner que ce genre de situation n’est jamais arrivée d’aussi loin que vous vous souvenez et que ça prend quelque chose de très grave pour fermer aussi longtemps les écoles…est bien évidemment un MANQUE de filtre.
  3. Au quotidien, bien que vos habitudes doivent changer (moins de sortie) il faut faire en sorte que nos enfants ne se rendent pas compte de ceux-ci. Ils doivent sentir que vous êtes mentalement et physiquement comme à l’habitude, solide, enjoué, dynamique et j’en passe.
  4. Dans le cas d’un enfant qui questionne beaucoup et souhaite clairement des réponses…on va tenter de diriger la discussion en questions également «tu penses qu’on peut en mourir? Qu’est-ce qui te dit ça?» «Ça t’inquiète? Dit-moi pourquoi?». On va ensuite diriger notre discussion avec les réponses qu’il nous donne. Par exemple «Ça m’inquiète parce que des personnes sont mortes» «Oui des personnes sont mortes, mais c’est comme une grippe, les enfants ont la force de combattre le virus et parfois les personnes âgées n’y arrivent pas. «Ça t’inquiète…mais en ce moment tu es malade? Non. Alors l’important c’est qu’on fasse comme d’habitude (sans qu’il sache qu’on change nos habitudes) parce qu’on est en bonne santé aujourd’hui. Si vous avez déjà répondu à la question, alors vous pouvez dire «oh retourne voir dans ta mémoire parce que je t’ai dit ça tantôt». L’enfant cherche à être rassuré, mais nous on veut le faire en étant confiant dans nos réponses.
  5. Quand on parle d’anxiété, même pour les adultes, on dit que ceux-ci ont tendance à anticiper plutôt que d’être dans le moment présent. Dans la situation actuelle, on souhaite recadrer les enfants en revenant sur ce que nous vivons dans le ICI ET MAINTENANT! «En ce moment nous sommes malades? Non, alors nous sommes en santé, on joue, on s’amuse et là on va manger ton repas préféré». On rassure au besoin UNE SEULE FOIS l’enfant et on recadre avec le moment présent, car permettre l’anticipation c’est engendrer davantage d’anxiété pour nos enfants.

Pour terminer, suivez les recommandations du gouvernement.

La situation n’est pas facile pour tout le monde pour différentes raisons, mais gardez en tête que les recommandations sont pour le mieux.

Restons positif et profitons de chaque moment pour revenir à l’essentiel.

En espérant que cela vous aide pour les prochains jours.

Christel Leblanc, éducatrice spécialisée

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