Les interventions à privilégier…

Le quotidien n’est pas toujours facile lorsque notre enfant traverse la crise des 2 ans!
Aujourd’hui, je vous propose 10 interventions dans le quotidien afin de vous faciliter la vie, et par le fait même prévenir et atténuer les comportements difficiles.

1. Ne prenez pas personnel la réaction de votre enfant, il ne veut en aucun cas vous mettre en colère, ou vous manipuler. Lisez l’article du blogue qui explique le développement du cerveau de l’enfant à 2 ans.
2. Restez calme, respirez et prenez le temps d’intervenir afin d’éviter les menaces difficiles à maintenir et donc incohérentes.
3. Établir des limites simples et claires tout en laissant place à son besoin de liberté et de contrôle. Par exemple, ce matin, vous décidez que toute la famille mange des toasts. Oups, cela ne fait pas son bonheur parce qu’il veut des gaufres. Il se fâche et possibilité de crise. Continuez de faire les toasts pour tous et verbalisez qu’il pourra choisir ce qu’il met dessus. Même s’il est encore fâché, il observera ce qui se passe autour de lui, se calmera et finira par être satisfait de choisir la garniture de sa toast. Laissez place au contrôle que désir notre enfant ne veut pas dire qu’on accepte tout. On lui offre des choix dirigés au besoin et le plus possible un contrôle sur son environnement.
4. Ne tentez pas de le raisonner dès que l’escalade de la colère monte, cela ne sert à rien, il n’écoute pas. Essayez plutôt si la situation le permet de faire distraction. Par exemple, il refuse de mettre ses bottes, regardez ailleurs, faite un petit quelque chose et revenez lui en disant, c’est toi ou moi qui mets les bottes? Et attendez la fin de la crise pour lui faire mettre des mots sur ce qu’il a vécu et non pendant la crise.
5. Vous souhaitez qu’il cesse son jeu pour passer à table ou pour s’habiller…donnez une consigne claire mais simple. Par exemple, Jacob range tes autos et vient manger. Il comprendra mieux ce que vous attendez de lui.
6. Votre enfant a visiblement besoin d’aide, mais comme il a 2 ans, il veut le faire seul. Restez devant lui, patientez sans rien dire et soudain, faite le signe ou dites: Si tu as besoin d’aide, demande de l’aide.
7. Vous voulez obtenir son attention, utilisez plus d’un sens. Par exemple, au lieu de nommer son nom à partir de la salle à manger et lui se trouve dans sa chambre, et bien, allez le voir, établissez un contact visuel et touchez le.
8. Dans le cas ou votre enfant mord, pince, frappe, ou lance un objet…établissez immédiatement le contact visuel, verbalisez sur un ton de voix différent que le geste est interdit. Par exemple, votre enfant mord un ami, vous l’amenez légèrement à l’écart, dites: Mordre c’est interdit, c’est non! Et retournez voir le coco mordu pour nommer à votre enfant ce qu’il fait vivre comme émotion à l’autre. Regarde, ton ami pleure, il a de la peine, regarde son bobo. Si l’autre enfant le souhaite, un geste de réconfort est important.
9. Je sais que cela est difficile à faire, mais éviter de donner ce pour quoi votre enfant se met en colère. L’association qu’il en fera sera très simple, quand je pique une colère, j’obtiens ce que je veux. Essayer plutôt de nommer ce qu’il vit. Par exemple, tu es fâché parce que tu aurais aimé jouer encore, mais je t’ai averti et maintenant c’est l’heure du bain.
10. Privilégiez les consignes positives. Marche stp. Descend de là. Cela évitera de lui donner le goût de faire l’interdit, puisqu’à 2 ans, il aura besoin de vérifier ce qu’on attend vraiment de lui, alors il devra tester l’interdit qu’on lui nomme.
À vous de jouer

Christel Leblanc, éducatrice spécialisée

Laisser un commentaire