Parfois lorsque notre enfant est anxieux face à une situation particulière, nous sommes tentés de lui faire éviter celle-ci, mais est-ce la bonne approche à adopter?

 

Il faut comprendre d’abord que l’évitement est une stratégie d’adaptation normal qui survient sur le fait, quand la situation nous arrive. Cette stratégie nous permet d’éviter d’avoir peur et fait instantanément diminuer notre stress. Mais saviez-vous que le système d’alarme de notre cerveau (cervelet) a trois façon de réagir en cas de stress intense?

Et oui, il aura le choix de FUIR, ATTAQUER OU FIGER. Dans le cas de l’enfant anxieux, il aura tendance à fuir et donc à éviter la situation. Malheureusement, le cerveau a un défaut, il ne souhaite pas recommencer et laisser une deuxième chance. Il évite donc de revivre la même situation, sachant ce qu’il a vécu la première fois, ce qui est en soi très dommage, puisqu’il est fort possible que la 2e reprise soit plus facile.

 

Si l’enfant s’est un jour étouffé avec une carotte, il est possible qu’il évite de manger des carottes à l’avenir. Mais est-ce que le fait d’accepter d’éviter de manger des carottes l’aidera? En fait, on peut effectivement souhaiter diminuer la pression de cette façon à court terme, mais la technique de l’évitement à long terme maintient cette anxiété. Nous avons donc besoin d’aide pour retrouver confiance, restructurer nos pensées et revivre progressivement la situation dite anxieuse.

 

Si votre enfant fuit une situation anxiogène et qu’il est difficile pour vous d’intervenir efficacement, n’hésitez pas à demander de l’aide, parce que les comportements peuvent s’intensifier rapidement. D’ailleurs, nous sommes parfois nous-même anxieux, ce qui peut dans certains cas interférer dans les interventions habituellement efficaces. La bonne nouvelle, c’est que les enfants anxieux boivent les moyens qu’on leur apporte. Ils en redemandent. Dès qu’on leur offre un soutien, ils se sentent soulagés et sont ouverts à ce qu’on leur propose, ce qui facilite le processus. Sans parler du fait que les parents qui s’investissent et acceptent de modifier leurs techniques d’interventions, peuvent voir des changements très rapidement.

 

Christel Leblanc, éducatrice spécialisée

Anxiété chez les enfants

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