Le facteur d’entretien le plus utilisé par les parents et les enfants, l’évitement…est-ce bénéfique?

 

Il faut savoir que l’évitement est une stratégie couramment utilisée parce qu’elle permet de cesser l’effet de peur immédiatement. L’enfant se retrouve devant un module de jeu dans lequel il s’est fait très mal la dernière fois, il fuira pour faire un autre jeu.

L’enfant demande à son enseignante d’appeler maman parce qu’il a mal au ventre et pleure…l’heure du dîner approche et ce moment est anxiogène pour lui puisque la dernière fois il a vomi devant tout le monde. Maman vient le chercher alors que le comportement est connu, c’est de l’évitement.

 

L’enfant demande à cesser de fréquenter le service de garde parce qu’un évènement vécu durant cette période, la rend anxieuse. Les parents retire l’enfant du service de garde, c’est de l’évitement.

 

Vous aurez compris que l’évitement est une stratégie qui fonctionne puisque l’enfant et le parent sont soulagés. Par contre, cette stratégie fonctionne à court terme puisque la prochaine fois que l’enfant vivra la même situation, l’anxiété sera plus forte et donc plus difficile à gérer. Ce sera ainsi chaque fois. Les crises seront plus intenses. Vaut mieux trouver des interventions plus efficaces, mais qui demandent effectivement un investissement de cœur et de temps.

 

Pour terminer, sachez que le cerveau a un système d’alarme (cervelet) qui a trois façon de réagir en cas de peur, fuir, attaquer et figer. Dans le cas de l’enfant anxieux, il est certain que l’option de fuir sera sa porte de sortie. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de multitudes d’interventions pour faire face à l’anxiété et lui montrer que nous voulons l’affronter plutôt que la fuir.

Affronter l’anxiété c’est la clé!

Christel Leblanc, éducatrice spécialisée

https://christelleblanc.com/anxiete-chez-les-enfants/

 

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