Il est fréquent d’entendre les parents et les intervenants dire: « c’est clair qu’il a un TDAH» « je suis certaine qu’il y a erreur, il n’a pas de TDAH»

Dans la pratique, sur le terrain, les gens comparent souvent les enfants ayant des besoin particuliers entre eux. Malheureusement, à tort, ils pensent parfois qu’un enfant devrait se retrouver avec le même diagnostic ou qu’un autre ne devrait pas l’avoir et ce, parce qu’ils les comparent entre eux. Finalement, ils tentent de comparer les symptômes apparents entre les enfants, en se demandant pourquoi un agit ainsi et pas l’autre. Il est très important de se rappeler que chaque enfant, même s’il s’agit du même diagnostic, ils vont se comporter différemment. Certains symptômes seront très présents chez un enfant et quasi absent chez l’autre. Parce qu’avant tout, le diagnostic en soi, présente plusieurs formes, soit inattention ou hyperactivité.

Les deux formes, inattention et hyperactivité peuvent d’ailleurs avoir des répercussions différentes au quotidien, voir dans l’intensité et dans les moments de la journée. Mais sachez que nous ne pouvons pas avoir un TDA/H seulement à l’école ou seulement en visite chez des amis. Bien que certains symptômes peuvent être plus intenses à l’école par exemple ou lorsque l’enfant se retrouve dans un environnement insécurisant, nous ne pouvons conclure qu’un enfant a ou n’a pas un TDAH simplement parce que nous ne percevons pas les symptômes.


D’ailleurs, attention de ne pas mettre d’étiquette trop vite à ses enfants qui n’ont pas encore de diagnostic, parce que les symptômes que l’ont voient, ne sont peut-être pas reliés au diagnostic que nous avons en tête.


Bref, nous ne sommes pas là pour juger des diagnostics, mais pour intervenir de façon aider l’enfant et sa famille. Parce qu’après tout, c’est le but.

Dans mon entreprise, on pense qu’au delà du diagnostic posé, il faut intervenir sur les comportements qui nuisent au quotidien à l’enfant et à la famille. De cette façon, nous arriverons à apaiser l’ambiance, augmenter l’estime de soi du client et au final, motiver celui-ci à utiliser les moyens proposés. Ensuite, le travail fait son chemin.

Christel Leblanc, éducatrice spécialisée

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