Il arrive très souvent que l’enfant à tempérament anxieux refuse de refaire une 2e fois, ce qui l’a rendu si angoissé.

Pourquoi? La réponse est simple, notre cerveau a une partie qui se nomme le cervelet, qui lui, à un rôle très précis à jouer. Le rôle du cervelet est de réagir face à la peur, l’angoisse que cela génère finalement. Les trois façons de réagir face à la peur, sont: fuir, attaquer ou figer. L’enfant qui a peur de faire du vélo à deux roues et qui, la 1er fois qu’il fait une tentative, tombe, fuira probablement la situation. L’enfant se tournera vers une autre activité de façon à ne plus en refaire.

Nous avons vu dans les précédents articles, que l’évitement n’est pas souhaitable. Aujourd’hui, il est question de comprendre pourquoi et comment intervenir quand notre enfant refuse la seconde chance.

L’enfant qui fuit, qui refuse de recommencer, peu importe la situation devant laquelle on se retrouve, le fera parce que le cerveau n’a pas vécu une belle expérience et il ne souhaite pas la revivre. Le cerveau ne laisse pas de 2e chance à l’enfant anxieux, ce qui est très dommage car celle-ci pourrait permettre à l’enfant de semer un doute dans sa tête. Le doute sera la porte d’entrée à de nouvelles perceptions face à la situation. Donc, si l’enfant laisse une 2e chance, et que malgré la peur encore présente, il vit quelques secondes de réussite, le doute sera semé. Pour se sentir fort et avoir envie de refaire quelque chose de difficile, il faut avoir un petit doute que nous en sommes capables.

Conseil 101

Le conseil que je vous donne est de faire en sorte que cette 2e chance existe! Insistez pour que l’enfant essaie une 2e fois, quitte à ce que celle-ci soit gérée par vous (donc très sécurisant et surtout gérer de façon à ce qu’elle soit une réussite). Vous devez verbaliser à votre enfant: « je comprends que tu aies peur parce que tu es tombé la 1er fois, mais avant de changer de jeu, je te demande de recommencer avec moi une dernière fois pour aujourd’hui»

Pourquoi une 2e chance? Pour qu’il ou elle gagne confiance et ne cesse pas alors qu’il ou qu’elle se sent incompétent. La fin doit être heureuse et ce, même si elle a durée 10 secondes. L’enfant sera plus sécure la prochaine fois.

Christel Leblanc, éducatrice spécialisée

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